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Réglementation Publié le 05 novembre 2018

Tout savoir sur l'autoconsommation photovoltaïque

tout savoir sur le photovoltaïque

Tout savoir sur le fonctionnement, les avantages, la réglementation de l'autoconsommation photovoltaïque ainsi que sur l'installation d'un panneau solaire.

Simon : Efficacité énergétique
Par Simon Efficacité énergétique

Qu’est-ce que l’autoconsommation photovoltaïque ?

L’autoconsommation signifie consommer soi-même l’énergie que l’on a produite. Un des avantages de ce procédé est la baisse de votre facture énergétique et la moindre dépendance à votre fournisseur d’énergie.
L’autoconsommation photovoltaïque revient à consommer l’énergie du soleil transformée en courant électrique à l’aide de panneaux solaire. Cette électricité permettra d’alimenter les différents appareils électriques de votre logement.
L’autoconsommation photovoltaïque se fait aujourd’hui principalement dans les logements individuels, mais, depuis le 24 février 2017 et la loi de transition énergétique, un décret rend possible l’autoconsommation dans les logements collectifs.


Le principe d’un panneau photovoltaïque


Parmi les principaux composants d’un panneau solaire, on retrouve :
•    Le module de cellules photovoltaïques qui va permettre de transformer l’énergie solaire en tension électrique continue
•    Le système de montage qui permet de fixer les panneaux sur le bâtiment
•    L’abergement qui établit une jonction étanche entre le panneau et le bâtiment
•    L’onduleur, qui va transformer le courant continu en courant alternatif pour le distribuer dans le bâtiment
L’attribut semi-conducteur des cellules photovoltaïques permet de générer une tension électrique lorsque l’énergie solaire entre en contact avec la cellule. Cette énergie du photon est transmise à l’électron du semi-conducteur qui va produire cette tension.


L’autoconsommation photovoltaïque dans le cadre de la transition énergétique


Les énergies renouvelables sont de plus en plus présentent dans notre quotidien, pour preuve, en 2015, le photovoltaïque a connu une hausse de 28% dans le monde. Cela s’explique par la compétitivité actuelle des prix du photovoltaïque mais aussi par un cadre légal incitatif, notamment en France, avec la RT 2012 ou encore la réglementation Bepos.
Aujourd’hui, il est question pour les citoyens et les grandes entreprises de maîtriser leurs consommations d’énergies, l’idée n’est pas de consommer moins, mais de consommer mieux. L’autoconsommation photovoltaïque est l’une des solutions les plus rependues pour améliorer notre consommation d’énergie en utilisant une source d’énergie renouvelable. Qui plus est, c’est bénéfique pour l’environnement de produire son électricité avec l’énergie du soleil plutôt que d’utiliser celle produite par une centrale nucléaire.


Le marché de l’autoconsommation photovoltaïque en France et en Europe


En France, l’autoconsommation photovoltaïque concerne environ 20 000 foyers dont 5 000 qui en revendent le surplus. Le parc photovoltaïque français représente 7,1 GW (soit 1,6% de la production d’électricité française). 63% des français se disent intéressés par l’autoconsommation photovoltaïque même si cela doit leur coûter un peu plus cher. L’autoconsommation est par conséquent un atout majeur pour accompagner notre transition énergétique dans les années à venir.
Parmi les français intéressés par l’autoconsommation photovoltaïque, 68% d’entre eux le sont pour des raisons économiques et de dépendance à leur fournisseur d’énergie. Pour ce panel de sondés, 37 % estiment que l’un des principaux freins à l’autoconsommation photovoltaïque est le coût des équipements.
Par le passé, les tarifs de rachat étaient bien plus élevés qu’aujourd’hui, 0,60€/kWh en 2009 contre 0,13€/kWh en 2015. Cette baisse s’explique pour 2 raisons : technologique d’une part, avec l’amélioration des rendements photovoltaïques et la réduction du coût de fabrication, et financière d’autre part, car le marché étant mature, le risque est réduit pour les investisseurs. Cette baisse du tarif de rachat a provoquée la diminution des installations de panneaux photovoltaïque.
Si l’on jette un coup d’œil chez nos voisins européens, en Allemagne, 1,5 million de foyers font de l’autoconsommation photovoltaïque, soit 5% de la population. Par ailleurs, le coût de l’électricité y est en moyenne 70% plus élevé qu’en France ce qui incite davantage à devenir auto-consommateur.
Au Royaume-Uni, il existe 750 000 auto-consommateurs, 630 000 en Italie, 380 000 en Belgique et 90 000 au Danemark. L’autoconsommation photovoltaïque constitue bien un marché en plein essor, d’autant que les futures réglementations (RT 2020 et Bepos) inciteront davantage le passage à l’autoconsommation.


Le cadre légal et l’aspect réglementaire de l’autoconsommation photovoltaïque


Dans le cadre de la RT 2020, qui est aujourd’hui au stade expérimental, on cherche à minimiser la consommation d’énergie non produite sur place à partir d’énergie renouvelable, comme l’énergie solaire.
Dans cette réglementation, il existe 4 niveaux d’énergies possibles. Le niveau d’énergie 4 correspond à une maison ou bâtiment qui produit plus d’énergie qu’il en consomme, on parle alors de Bepos (Bâtiment à Energie Positive). L’autoconsommation photovoltaïque paraît aujourd’hui comme la meilleure solution pour atteindre ce niveau d’évaluation énergétique et répondre aux exigences de cette réglementation.
Voici les différentes aides fiscales et coûts obligatoires associés à votre projet d’autoconsommation photovoltaïque :


•    Les coûts de raccordements au réseau :


Selon le type d’installation, le coût de raccordement peut aller de 160€ H.T jusqu’à 1 000€ H.T dans les configurations les plus complexes. Ils figurent dans le « barème raccordement » approuvé par la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Ces coûts s’expliquent par l’obligation de poser un second compteur pour mesurer l’injection.
Un second coût s’impose, qui est cette fois-ci lié à l’accès au réseau d’injection fixé par la CRE et qui est de 34€ HT/an aujourd’hui.
Ces coûts sont susceptibles d’être réduits avec le compteur Linky (grâce auquel il n’est plus nécessaire d’installer le second compteur) et l’évolution du contrat de fourniture en un contrat unique permettant l’accès et l’injection au réseau.


•    Les aides financières :


Pour bénéficier des aides financières lors de l’installation de panneaux solaire, il est nécessaire de faire appel à des professionnels RGE qui détiennent la qualification QualiPV. Aujourd’hui, différentes aides financières peuvent être mobilisées pour ce type de chantier mais elles sont encore floues pour les particuliers, ce qui constitue également un frein pour le passage à l’autoconsommation photovoltaïque.
-les panneaux solaires ne sont plus éligibles au crédit d’impôt depuis le 1er janvier 2014. Ils ne sont également plus éligibles à l’éco-prêt à taux zéro.
-Les installations photovoltaïques dotées d’une puissance inférieure à 3 kWc bénéficient d’un taux de TVA réduit à 5,5% depuis le 1er janvier 2014, qui s’applique à la fois aux équipements et à l’installation.
-les aides locales de l’ANAH peuvent aussi être mobilisées pour les ménages aux revenus modestes.


•    La prime à l’autoconsommation photovoltaïque


Cette prime est attribuée dans le cas de revente du surplus de votre installation photovoltaïque. Le montant dépend de la puissance installée :
1.    390€/kWc si la puissance est inférieure ou égale à 3kWc,
2.    290€/kWc pour une puissance comprise entre 3 et 9kWc,
3.    190€/kWc pour une puissance comprise entre 9 à 36 kWc et
4.    90€/kWc pour une puissance comprise entre 36 à 100 kWc
Cette prime est versée sur 5 ans par l’organisme qui achète l’électricité à son producteur lors du raccordement. L’électricité qui n’est pas consommée sera vendue à EDF au prix de 10 cts €/kWh pour les installations inférieures ou égales à 9kWc et 6 cts€/kWh pour les installations allant jusqu’à 100kWc.
Exemple : Pour une installation photovoltaïque de 2.8 kWc le client reçoit 218.4 €/ an pendant 5 ans, soit 1092 € et il revend son surplus à 10 centimes d’€ /kWh


Comment installer son panneau photovoltaïque


Dans la majorité des cas, les panneaux solaires sont installés sur le toit avec une inclinaison de 30 à 35 degrés, orientés vers le sud. Pour installer un panneau solaire, des connaissances en étanchéité, en toiture et en électricité sont nécessaires. Deux personnes suffisent pour réaliser cette installation. Il est préférable de passer par un professionnel pour la pose des panneaux pour bénéficier d’une installation de qualité et pour être dispensé des démarches administratives qui peuvent être assez longues. De plus, si vous passez par un professionnel doté du label QualiPV, il est possible de bénéficier de certaines subventions.


Voici les différentes étapes pour poser vos panneaux sur un toit :


•    Retirer les tuiles là où vous souhaitez installer votre panneau :


Il n’est pas toujours nécessaire de retirer les tuiles si vous souhaitez installer vos panneaux sur celles-ci, il faut cependant veiller à laisser un espace entre les panneaux et le toit pour laisser circuler la chaleur. Cette solution est privilégiée pour obtenir un meilleur rendement.
Si vous choisissez d’intégrer votre panneau dans votre toit, il faut enlever une surface légèrement plus grande que la surface du panneau. Dans le cas où votre toit est fait d’ardoise ou de tuiles mécanique, vous aller devoir procéder à une dépose partielle.


•    Mettre en place les systèmes d’étanchéité


C’est ce matériau qui fait la liaison entre les panneaux solaires et leurs fixations et permettra à votre installation d’être étanche.


•    Poser l’écran sous toiture 


Dans le cas où votre installation est intégrée à la toiture il faudra poser un écran sous-toiture. Il a pour rôle d’empêcher l’eau de passer mais pas l’air. Pour éviter un développement de moisissure, il est préférable de laisser un espace entre cet écran et le complexe isolant. Si ce n’est pas possible, privilégiez un écran à haute perméabilité.


•    Mise en place des panneaux et rails


Les rails doivent être fixés aux chevrons. Si vous installer vos panneaux au-dessus de votre toit, il faut alors les fixer aux rails au travers de la couverture, il n’est alors plus nécessaire de « détuiler » intégralement votre toit.


•    Relier les panneaux à l’onduleur


L’onduleur va transformer le courant continu à la sortie des panneaux photovoltaïque en courant alternatif afin d’être utilisable par vos appareils. L’onduleur est relié d’une part aux panneaux et d’autre part au compteur de non-consommation, pour les installations de production d’électricité qui sont reliées au réseau.
Il est important de relier certains panneaux en séries et d’autre en parallèles pour obtenir des valeurs de tension et d’intensité proche des valeurs nominales attendues par l’onduleur.

  • PANNEAUX SOLAIRES